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Les marqueurs géomorphologiques
Surface d'abrasion La Fare les Oliviers
Surface d'abrasion miocène Marseille vue depuis Notre dame de la Garde
Photographie de gauche : au nord de l’étang de Berre, la chaîne de La Fare présente un sommet tronqué horizontalement à une altitude moyenne de 180 m. Cette surface remarquable correspond à une plate-forme d’abrasion marine.

Photographie de droite : les vestiges de cette surface d’érosion se repèrent également dans le panorama observable depuis un point de vue nord-ouest du rocher de Notre-Dame de la Garde à Marseille : surface sommitale du massif de la Nerthe. Cette surface se poursuit à l’Est sur le plateau de La Mure, au piémont sud du massif de l’Étoile qui était une île au Miocène.

Cette surface d’abrasion se décèle par ailleurs en flanc nord du massif de Sainte-Victoire et plus à l’est sur le flanc sud du massif de la Sainte-Baume, aux plateaux du Camp et d’Agnis. Cela révèle une avancée de la mer, plus de trente kilomètres à l’est des affleurements de biocalcarénite quartzeuse d’âge miocène.

Ces surfaces d’abrasion sont rattachées avec certitude à la transgression post-rifting miocène pour deux raisons :
  • d’une part, des indices d’une présence marine peuvent être mis en évidence dans les terra-rossa logo appareil photo qui remplissent les lapiez des calcaires affectés par ces surfaces. En effet, ces terra-rossa renferment une association minérale à glaucophane et épidote d’origine alpine, des grains de quartz émoussés luisants logo appareil photo dont la morphoscopie est caractéristique de sables marins et de glauconite (argile verte), caractéristique des milieux marins peu profonds et agités (plateau continental et mer épicontinentale) ;
  • d’autre part, la découverte, dans des poches karstiques du massif du Douard, au sud d’Aubagne, de ce cortège minéral associé à une microfaune en particulier des foraminifères permet une datation du Langhien-Serravallien (Miocène moyen).


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